Habillé de la tête aux pieds pour (quasi) pas un rond

Alors que j’usais du fil et de l’aiguille sur ma chaussette ce matin, je me demandais s’il était bien utile de s’acharner ainsi sur un trou visiblement déjà recousu une fois. Je me demandais si, tout compte fait, il n’était pas temps d’acheter une nouvelle paire pour remplacer celle-ci. Et puis je me suis rappelé que des paires de chaussettes, j’en ai actuellement une bonne douzaine dans mon armoire. Et des plus recousues que celles-ci.

Cette réflexion en a amené une autre. A l’Eglise, nous avons participé plusieurs années de suite à un vide-grenier dans le quartier. Le principe était que, une fois par an, nous offrions notre surplus à l’Eglise pour garnir un stand dont le fruit de la vente soutiendrait un projet missionnaire. La première année, nous avons été submergé d’objets ; les greniers étaient visiblement bien pleins ! Mais la vraie surprise fut de constater que les années suivantes étaient tout aussi fournies. Les greniers ne désemplissaient pas.

Autre pensée : lorsque j’étais enfant, je faisais les poubelles. Plus exactement, avec mes copains nous escaladions la benne à ordures de mon village, qui était pour nous l’équivalent de la caverne d’Ali Baba. Nous y trouvions une foule d’objets passionnants en excellent état. Nous ramenions chez nous les objets de notre intérêt, et accumulions le dans une cachette trouvée non loin de là avant de les revendre à la brocante annuelle du village. C’était loin d’être anecdotique : j’y ai trouvé, par exemple, l’aspirateur qui a nettoyé les sols de la maison familiale durant des années, ou encore une tondeuse à gazon autotractée à essence en parfait état de marche qui nous a servi des années, avant d’être revendue 700 francs en 1995 (une fortune, pour mes 16 ans !) lorsque nous avons déménagé.

Abondance de biens ne nuit pas, parait-il. Vraiment ? A ce point là ?

On peut penser aux achats responsables, en choisissant des produits écologiques (vraiment écologiques : bio ET circuit court). Mais on peut aussi réfléchir au fait que nous pouvons probablement vivre des années par simple inertie, du fait de notre accumulation d’objets et d’habits. Et en tout cas, je suis persuadé qu’on pourrait collectivement arrêter d’acheter du neuf durant des années avant que le marché de l’occasion soit épuisé. Comme cela ne se fera probablement pas collectivement alors cela signifie que je peux, pour ma part, probablement vivre le reste de ma vie sans remettre les pieds dans un magasin de prêt à porter. Juste en récupérant, à des prix dérisoires, la collection de l’année dernière, « passée de mode ».

Alors quoi ? Friperies, me voilà !

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