Un pour tous, tous pour un. Ou le merveilleux savon de Marseille.

Vous les voyez, les affreux en arrière-plan ?

Gel douche, shampoing, savon liquide pour les mains, mousse à raser, après rasage, liquide vaisselle : tout en plastique. Tout en déchets bientôt enfouis ou incinérés. Si la perspective future de ces produits ne vous touche pas plus que ça, imaginez-vous en train d’enterrer ça dans votre jardin ou de le cramer au fond de votre cour. Ça devient tout de suite plus concret : c’est infect. Et absurde.

Bon, et bien vos grand-mères riraient bien si elles lisaient ce billet. Parce que je vais vous dévoiler un scoop qu’elles connaissent par cœur : le savon de Marseille. Ce truc, là, en premier plan de la photo. Si vous avez ça chez vous, vous pouvez vous passer de tout le reste. Dingue, non ?

Je vous raconte. Tout a commencé le jour où je me suis dit : « tout ce plastique dans la salle de bain, c’est plus possible ». Alors j’ai pensé à la bonne vieille savonnette. En fouillant un peu sur le net, j’ai lu tout un tas de choses très intéressantes au sujet des savons, pour aboutir à un principe tout bête : moins il y a de produits ajoutés pour fabriquer ton savon, moins ton savon contient de trucs pas cool pour ta peau et pour l’environnement. Et s’il peut être fabriqué pas trop loin, évidemment c’est mieux pour la nature qui n’aime pas trop trop les circuits longs (du genre : le savon d’Alep c’est super. Le problème c’est qu’il vient d’Alep et que toute ta conscience écologique s’envole avec le trajet en gros camion qui pue). Tout bien pesé, le candidat idéal est donc… tadaaam : le savon de Marseille ! (c’est là que ta grand-mère rigole, en mode : « tout ça pour ça ! »).

Il faut toutefois faire attention, parce que « savon de Marseille » n’est pas une appellation protégée. Et donc, n’importe quel savonnier peut appeler son savon, même son savon tout pourri bourré d’additifs, « savon de Marseille ». Ceci dit, ce n’est pas trop compliqué de ne pas se faire avoir. S’il est rose et acheté en grande surface, mon ami, c’est pas du savon de Marseille. Facile, pas vrai ? Le savon de Marseille, le beau, le vrai, il est vert, il contient au moins 70% d’huile d’olive et il n’y a pas plus de 5 ingrédients dans sa composition. On le trouve en magasin bio par exemple.

On en trouve aussi des blancs, mais ceux là ils ne sont pas cool parce qu’ils sont à l’huile de palme, et que l’huile de palme ça détruit les forêts et ça enquiquine (assassine, en fait) les chimpanzés.

Donc bon. Après avoir trouvé mon savon de Marseille à la Coop nature à Tours (mais on en trouve aussi au day by day), je l’ai ramené et je me suis lavé avec. C’était très bien. Il faut s’habituer un peu à l’odeur au début, ça sent assez fort et pas la rose (puisqu’il est vert, hinhin). Mais moi j’aime bien, ça sent la madeleine… de Proust. C’est à dire que ça sent comme chez ta grand-mère.

Bref. Une fois cette première expérience passée, je me suis dit au moment de prendre mon shampoing : « Tiens, et si…… ». Et oui. Ca marche aussi. Et ça mousse comme ton shampoing. Mais je vais être honnête : au bout de quelques semaines d’utilisation je me suis chopé des pellicules, on se serait cru dans les Alpes en hiver. Donc non, en fait. Lors d’un autre billet je t’expliquerai la merveille que j’ai trouvé pour remplacer mon shampoing.

Puis ce fût au tour du rasage. Même chose : « Et si…… ». Et oui. Et là pour le coup ça marche très bien. Je me savonne tout bêtement le visage, j’ajoute un peu d’eau pour que ça mousse un peu, et je rase. Impeccable, rien à redire. Ah, si ! Une chose : comme à la fin du rasage il te reste du savon sur le visage, tu frottes un peu, tu rinces, et ça t’a fait ton après-rasage. Elle est pas belle la vie ? Dans un autre billet je pourrai aussi t’expliquer comment j’ai remplacé le rasoir jetable pour un prix dérisoire et une qualité bien meilleure. Oui monsieur, farpaitement.

Vint le moment de la vaisselle. Devinez un peu ce qui m’est passé par la tête au moment de laver à la main ce qui ne passe pas au lave-vaisselle ? « Oh. Mais… et si…… ». Bingo. Certains disent que ça laisse des traces. Je ne sais pas si c’est dû à la qualité de leur savon ou à la dureté de l’eau, en tout cas chez moi ça lave très bien. Et à l’occasion je pourrai même t’expliquer par quoi j’ai remplacé les pastilles du lave-vaisselle.

Finalement, j’ai voulu me laver les dents. Vous me voyez venir. Bon, ben ne le faites pas, sauf si vous voulez vomir. Après ça vous avez l’impression de sucer du savon pendant des heures. Par contre, comme je suis un garçon sympathique, je pourrai aussi vous expliquer par quoi j’ai remplacé mon dentifrice.

Le tout, en zéro déchet. Oui m’sieur !

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